DESTRUCTION DU SYSTEME EDUCATIF IVOIRIEN

Publié le par abib dodo

 

Le système éducatif de notre pays traverse une grave crise depuis presque 20 ans aujourd’hui. Cette crise a pris un virage inquiétant avec le déclenchement de la crise armée de septembre  2002. Les différents pouvoirs qui se sont succédés à la tête du pays ont montré leur incapacité à résoudre cette crise et à s’engager dans une politique de rupture en mettant la question de l’éducation , de la formation et de l’emploi au centre des préoccupations de développement de notre pays. Tout ces pouvoirs ont continué dans la politique dictée par la Banque Mondiale et le FMI, qui ont décrété l’éducation non productive et ont préconisé le désengagement de l’Etat de ce secteur. Depuis lors, on assiste à une privatisation de l’école sans le dire directement. Tout est fait pour dévaloriser l’école publique, seul lieu d’éducation et de formation des enfants des couches pauvres qui ne peuvent s’offrir le luxe d’une bonne école privée. Les gouvernants refusent de réhabiliter l’existant et de construire de nouvelles structures d’accueil de l’école publique.  Ils  refusent de mettre en place des conditions sociales dans les établissements publics (internats, campus, bibliothèques, transport, etc)  propices à la réussite scolaire. En conséquence, ce système produit  un fort taux d’échec aux différents examens scolaires et universitaires entrainant ainsi le rejet de milliers d’enfants hors du circuit éducatif. En plus de la production d’un fort taux d’échecs, ce système produit des diplômés bons pour le chômage. A ces maux, il faut ajouter la transformation du milieu éducatif en un champ d’expérimentation pour la formation de criminels politiques, d’ennemis de la liberté et de la démocratie. Les organisations syndicales qui ont droit de cité et pouvoir sont celles qui défendent le pouvoir en place. Toutes les autres organisations d’étudiants vivent dans une clandestinité qui ne dit pas son nom. C’est le cas de la FESCI, «organisation d’Etat » et  des autres.

Considérant que les vrais problèmes qui doivent mobiliser les élèves et étudiants sont la lutte pour la revalorisation de l’école publique.

Considérant que la jeunesse estudiantine et scolaire doit s’engager fermement dans les luttes pour le bien-être social et des conditions académiques propices à une bonne éducation scolaire.

Appelons les élèves et étudiants :

-          A la lutte pour les libertés et la démocratie sur l’espace scolaire et universitaire.

-         A la lutte contre l’impunité des crimes et autres brimades, sévices et tortures.

-          A la lutte pour le maintien et le renforcement des mesures sociales en faveur des élèves et étudiants.

-         A la lutte pour la rénovation et la multiplication des infrastructures scolaires publiques

-         A la lutte pour la moralisation du milieu éducatif (lutte contre la corruption, la tricherie, etc).

-         A la lutte pour la participation des élèves et étudiants à la gestion du système éducatif.

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